30 mars 2026

Comprendre le sentiment de décalage, les difficultés relationnelles et l’anxiété sociale – Pratique de la kinésiologie en Pays de Landerneau-Daoulas

Ce week-end, je suis allée à une soirée festive, ce que je fais rarement. Et j’en suis ressortie pleine de questions, comme à mon habitude lorsque je participe à ce genre de soirée. Ces moments où je suis entourée, où il y a du monde, des rires et des discussions qui s’entrecroisent.

Je suis là, avec les autres. Je les apprécie, d’autant plus que ce groupe était particulièrement bienveillant et sympathique, et je passe un bon moment.

Et pourtant, au milieu de tout ça, quelque chose en moi se décale. C’est assez discret au début et, au fur et à mesure de la soirée, cela devient de plus en plus présent.

Je ressens comme une sensation sourde d’être seule au milieu des autres.
Pas rejetée ou en difficulté, juste, pas vraiment reliée.
Alors, pendant que la soirée continue, une autre forme de présence s’installe en moi. C’est celle qui observe et qui questionne cet état.

Pourquoi je ressens ça, alors que tout va bien ? Est-ce que j’ai un problème ?
Est-ce que je devrais réussir à me sentir comme les autres ont l’air de se sentir ? Je me vois être là et en même temps légèrement à côté. Comme si le lien existait, mais qu’il ne descendait pas jusqu’à un endroit plus profond en moi.

Pendant longtemps, j’ai cru que cette sensation devait être corrigée. Ne la comprenant pas, je la noyais dans l’alcool, ce qui était très pratique pour moi.
Puis, petit à petit, depuis que j’ai retiré cette béquille, une autre compréhension a commencé à émerger. Peut-être que le problème ne se situait pas dans le fait de ne pas réussir à me connecter… mais dans le fait d’attendre, dans certains contextes, un type de connexion qui n’y existe pas.

Dans ces soirées, les échanges sont souvent rapides et légers.
On passe d’un sujet à un autre, on se raconte des choses simples.
Et je vois bien que, pour certains, c’est suffisant. Même plus que suffisant. Ils se sentent bien, reliés et nourris. Et ce n’est pas une illusion, ni quelque chose de superficiel au sens négatif. C’est simplement une autre manière d’être en lien.

Alors, j’ai compris quelque chose : nous ne nous nourrissons pas tous de la même façon dans les relations. Pour certains, le lien se crée dans la spontanéité, une présence du groupe et une forme de légèreté dans les échanges.

Pour d’autres, il se construit dans la qualité de présence, dans le fait de se sentir réellement rejoint, avec une forme de profondeur dans l’échange.

Aucune de ces deux manières n’est meilleure. Il n’y en a pas une plus juste qu’une autre, ni qui dirait quoi que ce soit d’une personne.
Ce sont simplement des fonctionnements différents. Alors j’ai compris que, dans ces moments-là, ce que je ressentais avant comme un échec n’en était pas un. C’est simplement un décalage.

Je suis dans un espace qui propose un certain type de lien…
et ce n’est pas celui qui me nourrit le plus.

Mais la réflexion peux aller plus loin : est-ce que je suis libre d’aller vers les autres… ou est-ce qu’il y a, quelque part, une retenue plus subtile ?

Est-ce que le contexte ne correspond pas à ce qui nous nourrit et dans ce cas, il n’y a rien à réparer. Il y a juste à reconnaître ce qui nous fait du bien et ce qui nous laisse plus neutre dans les espaces relationnels.

Alors, il est interressant de se poser les questions suivantes : est-ce que quelque chose en nous se retient et nous protège des autres ?
Est-ce que quelque chose en nous observe au lieu de s’engager, par hypervigilance ?

Car c’est ici que la question de la liberté apparaît. Est-ce que je choisis ma manière d’être en lien…ou est-ce que quelque chose en moi la limite sans que je m’en rende compte ?

On parle parfois de trouble anxieux social, et dans ces cas-là, c’est qu’il y a une peur, parfois même une panique, et parfois des évitements des situations sociales.

Pour reconnaitre cela, Il est important de se demander :
est-ce que je peux être là, parler, être moi-même ? Car l’anxiété sociale empêche cela.

Elle enferme dans la peur du regard de l’autre et bloque la parole ou nous force à nous adapter à faire des choses justes pour nous conformer au groupe, où au contraire, nous pousse à les éviter.
Et, au bout d’un certain temps, elle limite la vie.

Beaucoup de personnes que je rencontre en cabinet se posent ce genre de questions. Et pour moi, aujourd’hui, elle est assez simple :

Est-ce que je suis libre d’être en lien, même si ce lien ne me nourrit pas profondément ? Est-ce que je suis empêchée d’y accéder comme je le voudrais ?
A mon sens, il est essentiel d’apprendre à se connaître là dessus:
où je me sens reliée, où je me sens seule, où je suis libre et où je me surveille en permanence en pensant être jugé.

Pour que la question du dénigrement de soi ne soit plus un sujet. Juste en laissant ces réponses exister, sans les forcer à entrer dans une norme.

En séance, je vous accompagne dans ce cheminement et vous aide a libérer les blocages qui vous empêchent de profiter pleinement du lien aux autres.

je vous accueille dans mon cabinet à la Forest Landerneau près de Brest

À quoi s’attendre ?