Tensions familiales ou professionnelles ? La kinésiologie pour apaiser nos relations

Les relations humaines, qu’elles soient familiales ou professionnelles, ne sont souvent qu’un miroir cherchant à nous faire prendre conscience de nos blessures profondes. Ces tensions que nous vivons au quotidien peuvent être la conséquence de schémas inconscients qui se répètent. Selon Lise Bourbeau, cinq blessures fondamentales influencent notre manière d’interagir avec les autres : le rejet, l’abandon, l’humiliation, la trahison et l’injustice. Ces blessures, souvent formées dès l’enfance, conditionnent nos comportements face aux conflits.
La blessure de rejet nous pousse à fuir les situations. Cela peut se traduire par une difficulté à s’affirmer dans un cadre professionnel ou par une hypersensibilité aux critiques dans la sphère familiale. La blessure d’abandon, elle, engendre un profond sentiment de solitude et un besoin constant de validation, provoquant ainsi une dépendance affective dans les relations personnelles. Elle nous pousse à nous victimiser ou à nous plaindre des autres de manière excessive, mais elle peut aussi se traduire par une difficulté à travailler en autonomie. Ceux qui souffrent de la blessure d’humiliation ont du mal à se sentir méritants. Ils ont tendance à se rabaisser et à se surcharger de travail pour prouver leur valeur.
La blessure de trahison se manifeste par un besoin de contrôle et une hypervigilance face aux autres, et ce contrôle peut prendre deux formes. La première est celle que l’on retrouve dans l’expression « inspecteur des travaux finis », où l’on contrôle ce que fait l’autre, mais sans jamais être satisfait du résultat. La seconde se traduit par de nombreuses exigences envers son entourage, cherchant à leur faire faire ce que l’on veut, comme un enfant capricieux.
Cela crée évidemment des tensions plus ou moins exprimées avec les collègues ou dans le couple. Le besoin de loyauté absolue lié à cette blessure engendre une méfiance excessive, rendant la connexion aux autres difficile. En étant sans arrêt sur le qui-vive, nous mettons l’autre mal à l’aise, et ce mal-être que nous créons chez l’autre accentue notre sentiment de méfiance.
Enfin, la blessure d’injustice se traduit par une recherche constante de perfection : tout doit être fait « comme il faut », souvent en lien avec une forme de moralité. Cette blessure mène à une rigidité, des difficultés à exprimer ses émotions et à accepter d’autres points de vue sur la vie. Une froideur s’installe, pouvant générer des conflits, tant sur le plan personnel que professionnel.
Certaines séances de kinésiologie conduisent à l’identification de ces blessures émotionnelles qui influencent nos interactions. Grâce au test musculaire, cette pratique accède à la mémoire du corps pour mettre en lumière les blocages inconscients et les libérer.

Lorsque nous parlons de relation, nous ne pouvons pas éviter le triangle de Karpman. Stephen Karpman, psychiatre et analyste transactionnel américain, a développé ce concept dans les années 1960. Il a décrit un schéma relationnel qu’il a appelé aussi « triangle dramatique » ou « triangle infernal ». Ce triangle repose sur trois positions : le Persécuteur, qui critique et domine ; la Victime, qui se sent impuissante et cherche du secours ; et le Sauveur, qui intervient pour aider, souvent de manière intrusive. Chacun de ces rôles alimente les conflits et empêche des relations équilibrées.

Si vous voulez approfondir ce sujet, je vous invite à regarder trois vidéos que j’ai faites il y a quelque temps :
video 1

Video 2
Video 3
Il est intéressant de prendre conscience de nos schémas relationnels, car il devient possible de mieux comprendre nos comportements et d’entamer un processus de transformation. Ce processus est souvent long, car ces concepts sont facilement compris intellectuellement, mais bien plus difficiles à appliquer dans nos comportements quotidiens.
L’ego se défend et empêche la compréhension émotionnelle et corporelle du concept.
Il y a trop de jugement et trop peu d’amour inconditionnel envers soi et les autres pour que ces prises de conscience mentales puissent s’intégrer profondément. Au plus profond de nous, nous refusons d’assumer notre part de responsabilité dans nos relations conflictuelles, malgré notre bonne volonté à vouloir le faire parfois, et rien ne change.
Pour nous protéger, notre ego — ce précieux système de défense — altère notre perception de la situation. En faisant cela, il nous protège de notre propre dureté envers nous-mêmes, qui ne supporte pas de nous voir attribuer certains défauts ou comportements qu’il juge trop durement. Si nous développons plus d’amour et moins de jugement, notre conscience peut grandir, car ce sont nos jugements qui empêchent la clarté qui nous permettrait d’agir avec plus de discenement.
La kinésiologie, en s’attaquant à la racine de nos blessures, nous permet de travailler en profondeur sur nos mécanismes automatiques, ceux qui agissent à notre insu. Malheureusement, même après avoir étudié tous les concepts de développement personnel, cette compréhension intellectuelle ne suffit pas et peut même parfois devenir un frein à notre bien-être si nous ne sommes pas vigilants.
Nous développons alors ce que l’on appelle un ego surdimensionné, pensant avoir « compris » et donc ne plus faire partie du problème, alors que nos conflits, eux, ne se résolvent pas.
Nous ne pouvons pas changer les autres, mais en modifiant certains de nos comportements, la dynamique de nos relations évolue en profondeur, permettant parfois également aux autres de sortir des rôles dans lesquels nous nous enfermons tous mutuellement.
Il est important de comprendre que nos blessures ne définissent pas qui nous sommes, mais elles influencent nos comportements et agissent à notre insu. Les tensions émotionnelles sont stockées dans le corps et font réagir bien avant que notre mental ait eu le temps de faire appel aux concepts appris.
En travaillant en kinésiologie, nous travaillons corporellement et énergétiquement sur elles, et nous pouvons gagner en liberté d’action. Là où tout n’était que réaction, nous pouvons parfois commencer à faire des choix conscients, la réaction corporelle est moins vive et nous avons alors le recul nécessaire pour analyser la situation avec notre intelligence et notre discernement.
La kinésiologie peut être un précieux allié pour retrouver l’harmonie relationnelle dont nous avons tant besoin.

Je propose des séances à la forest landerneau à coté de landerneau et à proximité de Brest dans le Finistère, n’hésitez pas à prendre rendez-vous.


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