Pourquoi je suis devenue Kinésiologue

Il y a une dizaine d’années, j’ai découvert la kinésiologie.
À ce moment-là, je traversais un gros bouleversement de vie.
Un de ceux qui viennent tout remettre en question et tout fragiliser.

J’avais entamé un travail psychologique avec une psychologue extraordinaire qui me donnait un vrai espace d’écoute et de compréhension. Et ce travail m’a profondément aidée. Il m’a permis, à l’époque, de retrouver une forme d’équilibre que je pensais avoir perdue. Je croyais sincèrement avoir fait le plus gros.

Et puis, presque par hasard, en Dordogne, là où je partais faire des retraites de méditation pendant mes vacances, j’ai essayé une séance de kinésiologie. Et là… ça a été une vraie claque.

J’ai été bluffée par la puissance de cette pratique. Et par sa justesse aussi. Comme si tout ce que j’avais compris avec ma tête… n’attendait plus qu’à être libéré dans le corps. Comme si quelque chose en moi savait déjà, mais n’arrivait pas encore à se transformer complètement.

Après la séance, j’ai senti que ça bougeait autrement. Plus profondément. Il y avait plein de choses qui se débloquaient encore… malgré tout le travail intense que j’avais déjà fait sur moi.

Ensuite, j’ai continué ma route, mon boulot de prof. Mais très vite, ce qui m’animait profondément dans mon métier dépassait largement l’enseignement en lui-même. Ce qui me portait, c’était la question du stress et de l’anxiété chronique. Des élèves… mais aussi des adultes autour. Je voyais de la tension et de la fatigue… partout.
Alors je me suis investie.
J’ai mis en place des temps de méditation en me formant dans des programme de médiation laïque dans l’enseignement. J’ai créer des espaces autour de la connaissance de soi et de la CNV. Des temps pour apprendre à se comprendre et à s’apaiser.
C’était au cœur de ma motivation. Mais malgré tout ça… je sentais qu’il manquait quelque chose.

Parce que le cadre scolaire ne permet pas, ou trop peu, un accompagnement individualisé. Une vraie écoute en profondeur. Et au fond, je savais que ce que je proposais ne suffisait pas. J’avais l’impression d’écoper avec un verre d’eau une barque en train de couler. Et encore plus ces dernières années où les conditions de travail se dégradaient.

Je continuais à voir ma kinésiologue, à chaque fois que je retournais en Dordogne. Et petit à petit, me former à cette pratique est devenu un rêve.
Je voulais me former. Je voulais l’exercer. Mais cette reconversion me semblait tellement impossible. Trop risquée et trop éloignée de ce que j’avais construit.

Et puis… comme par magie. Un centre de formation en kinésiologie s’est installé à 5 minutes de chez moi, alors que les formations les plus proches étaient à Nantes, j’avais déjà regardé. Je me souviens encore de la surprise. De ce moment où je me suis dit :
“Là, c’est mort, je ne peux pas laisser passer ça.”
Alors je me suis lancée. Sans savoir exactement où ça allait me mener. En me disant : on verra plus tard ce que j’en ferais mais je sais que cette formation me passionera et me nourrira, donc, en parallèle de mon travaille de prof, j’ai entamé ma formation .

Et puis, la vie a accéléré. L’idée de reconversion s’est installé doucement puis elle s’est imposée, et là où j’avais encore des résistances à lâcher la sécurité… mon corps, lui, a tranché.

Il m’a clairement fait comprendre que ma place n’était plus dans une classe, mais dans l’accompagnement.

Aujourd’hui, quand je regarde mon parcours, tout me semble profondément cohérent. La kinésiologie part du principe que le corps garde en mémoire ce que nous avons vécu : les stress et les émotions. Et parfois, même quand tout est clair dans la tête…le corps, lui, reste bloqué. Il continue de fonctionner selon d’anciens schémas. C’est exactement ce que j’ai vécu. Et c’est exactement ce que j’ai observé pendant des années.

Dans ce système où l’on comprend beaucoup… mais où l’on est eloigner du corps on a du mal à se transformer réellement, la kinésiologie, elle, permet d’aller à cet endroit-là. Là où ça ne passe plus par les mots. Là où le corps peut enfin relâcher et se transformer.

Donc si aujourd’hui je suis devenue kinésiologue, c’est parce que tout, dans mon parcours, m’y a menée. Et parce que l’accompagnement vers plus de liberté de choix et d’épanouissement de soi a toujours été au centre de ma motivation au travail.

Aujourd’hui, je suis heureuse d’accompagner celles et ceux qui sont curieux de connaître cette pratique ou celles et ceux qui sont déjà convaincus.

Mon cabinet de kinésiologie est situé à La Forest-Landerneau, entre Brest et Landerneau. J’y reçois les personnes souhaitant mieux comprendre leurs réactions, leurs émotions ou certaines difficultés de vie.


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