La crise d’ado

On parle souvent de la crise d’ado comme d’un passage obligé. C’est comme une  phase un peu pénible qu’il faudrait « supporter » en attendant que ça passe. 

C’est comme si les vagues d’émotions et les portes qui claquent étaient  juste une  histoire d’hormones ou de caprices : « C’est pas  grave. Ça va passer. »


Mais si ce n’était pas juste un truc qui va passer. Si c’etait pas juste  une sale période à traverser les dents serrées mais plutôt un moment de profond questionnement. Un truc puissant, qui bouscule tout à l’intérieur et qui déborde, parfois.

On vit tous des transitions. Vers 40 ans, par exemple, pas mal de gens se retrouvent à douter : est-ce que ce que je fais a encore du sens ? Pourquoi je me sens vide alors que tout a l’air d’aller ?

Et à l’approche de la retraite, c’est autre chose qui surgit. Y’a des inquiétudes : qui je suis sans le rythme qui a ponctuer toute ma vie, sans ce cadre ?
Et là, bizarrement, on comprend. On parle de burn-out, de besoin de faire le point.. 

C’est même là qu’on se fait accompagner.

Quand c’est un ado qui traverse ses propres tempêtes, On hausse les épaules. « C’est la crise d’ado » 

Comme si ce qu’il ressentait n’était pas vraiment important. Pas sérieux.

Derrière une attitude fermée, il y a peut-être un jeune paumé. Perdu entre le besoin de faire seul et la grosse trouille de ne pas y arriver. 

Il y a ceux qui cherche leur place. Ou qui ils sont, hors du regard de leurs parents. Et franchement, c’est pas simple.

Leur laisser un espace, pas pour le « réparer »mais pour l’aider à se poser et a comprendre ce qui se passe à l’intérieur.

Pour moi, chaque période de changement mérite qu’on y mette de la présence, pas forcement des solutions.

La kinésiologie peut en faire partie. Pour certains ados, ça aide à relâcher la pression et a mettre des mots. Ça peut aussi faire le lien entre ce qu’ils ressentent et ce qu’ils vivent. Ça permet de souffler et parfois de retrouver un peu de clarté à l’intérieur.
Mais, comme toujours, ça ne marche que s’il y a un minimum d’envie de leur part. On ne force pas, on ne fait que proposer. 

Et si c’est pas la kinésiologie, ça peut être autre chose. Du sport. De la musique. Du dessin. Un espace de parole. Un endroit à eux.

L’essentiel ici, c’est juste de ne pas minimiser ce qu’ils traversent. Sous prétexte que « tout le monde passe par là ». Chaque ado est différent et chaque transition aussi.
Et cette période, si on y prête attention, peut devenir bien plus qu’une phase difficile. Elle peut être un tournant. Une façon d’apprendre à se connaître et à se positionner de manière juste pour soi.

Mais pour ça, il faut qu’on arrête d’attendre que ça passe tout seul.

Parfois, c’est toute la famille qui doit bouger un peu : la façon de communiquer, les règles ou les attentes seront peut etre boulversé.

Alors voilà, pour moi l’adolescence, ce n’est pas juste une phase à supporter. C’est surtout un moment précieux et souvent Remuant.
Mais plein de possibles, si on l’aborde autrement. Si on y met un peu de présence. Un peu de souplesse. Et beaucoup d’écoute.

Je vous accueille à mon cabinet de kinésiologie à la Forest landerneau à 20mn de Brest et à 5mn de Landerneau, j’accompagne aussi les adolescents en phobies scolaire ou en anxiété face à l’école.


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