Pendant longtemps, je n’ai pas su que je souffrais d’un trouble anxieux.
Enfin… je savais que je réfléchissais beaucoup, que j’anticipais toujours les choses, souvent de manière assez catastrophique, et que certaines peurs prenaient beaucoup de place quand j’étais petite. J’étais terrorisée par la nuit. Je ne pouvais pas dormir seule dans le noir, et cela m’a suivie jusqu’à un âge très avancé de l’âge adulte.
En voyage, lorsque je partais en van Life, je faisais régulièrement des crises d’angoisse à la tombée de la nuit, quand on dormait un peu trop éloignés de la civilisation. Mais heureusement, je n’étais jamais seule. J’avais toujours bien pris soin d’être en couple tout le temps. J’enchaînais les histoires longues, sans prendre le temps de me réparer, de me questionner entre chaque peine de cœur, et je replongeais dans une histoire pour ne surtout pas être seule.
Et comme tout ça avait toujours fait partie de ma vie, je ne l’avais jamais vraiment questionné… J’avais fini par croire que c’était juste ma façon d’être, que je n’aimais pas être seule et que j’étais peureuse.
Et puis, la vie a fait qu’à 40 ans, je me suis retrouvée célibataire pour la première fois de ma vie. J’ai dû apprendre à vivre seule, à partir en vacances seule, et j’ai pris conscience à quel point j’étais paralysée, complètement…
Alors, j’ai décidé d’aller affronter mes peurs. Celle du noir d’abord. Je me revois partir seule la nuit au fond du jardin, dans le noir total, m’asseoir par terre et attendre que la panique se calme… Et petit à petit, cette peur a disparu.
Je suis partie seule dans mon Berlingo aménagé, et j’ai dormi seule au milieu de rien, dans les montagnes des Alpes, loin de tout. J’ai attendu que mon angoisse me quitte, et j’ai retrouvé ma liberté sur ces deux sujets… Ça m’a rendu ma liberté.
Et puis, dans ce même moment de vie, alors que je cherchais des choses qui pourraient m’aider à travailler sur mes peurs, j’ai rencontrer le bouddhisme et la méditation, au depart dans les livres, puis dans des centres de retraites.
À cette époque-là, j’étais quelqu’un de très cartésien. Et honnêtement, tout ce qui touchait aux religions ou aux approches spirituelles me mettait plutôt à distance. J’avais beaucoup de jugements là-dessus. J’imaginais quelque chose d’un peu fermé, rempli de croyances auxquelles je n’aurais jamais réussi à adhérer.
Je pensais y trouver quelque chose d’assez dogmatique.
Et en fait, j’y ai surtout découvert une compréhension extrêmement fine du fonctionnement humain.
Pourquoi on peut ressentir autant de mal-être même quand, extérieurement, on a l’impression que “tout va bien”.
Pourquoi certaines pensées prennent autant de place.
Pourquoi on lutte autant contre ce qu’on ressent.
Pourquoi on finit parfois par vivre en permanence dans l’anticipation, le contrôle ou la peur.
Et puis, petit à petit, grâce à la méditation, quelque chose a commencé à changer dans mon rapport aux pensées.
J’ai commencé à comprendre qu’une pensée n’était pas forcément une vérité. Qu’on pouvait apprendre à observer ce qui se passe en nous sans être obligé de suivre chaque scénario.
Et surtout, j’ai découvert l’importance des valeurs humaines. Des choses très simples finalement :
la présence, l’écoute, la générosité, le lien, l’authenticité, la bienveillance.
Je me suis rendu compte que lorsqu’on agit davantage en accord avec ce qui compte profondément pour nous, quelque chose devient plus stable intérieurement. Non pas parce que l’anxiété disparaît comme par magie, mais parce qu’on commence à avoir une direction plus claire, et surtout plus importante que nos peurs.
Et cette découverte-là a aussi redonné un vrai élan à ma passion pour la CNV, que j’avais découverte plus de dix ans auparavant dans le cadre de mon travail.
Parce que j’y retrouvais finalement beaucoup de choses :
la qualité de présence, l’écoute, le rapport à soi, le lien à l’autre,
et cette façon beaucoup plus humaine d’aborder ce que l’on vit.
Avec le temps, une question a commencé à me suivre :
Comment transmettre tous ces outils sans qu’ils soient liés à une religion ou à une philosophie particulière ?
Parce qu’au fond, ce qui m’avait aidée n’était pas une croyance.
C’était une autre façon de comprendre le fonctionnement humain et notre rapport à nous-mêmes.
Et puis, il y a quelque temps, je suis tombée sur l’approche ACT. Et j’ai eu l’impression d’y retrouver beaucoup de choses que j’avais découvertes par moi-même, mais mises en mots et structurées en outils.
Et là, ça a vraiment été une évidence.
Parce que dans cette approche, on ne cherche pas forcément à supprimer l’anxiété. On apprend surtout à changer son rapport à elle. À arrêter de lutter en permanence contre ses pensées. À revenir davantage dans le présent. À avancer malgré la peur, en se reconnectant à ce qui compte profondément pour nous.
J’y ai retrouvé tout ce qui avait transformé ma manière de vivre :
le rapport aux pensées, les valeurs, la présence, l’acceptation et le sens.
Mais dans un cadre totalement laïque et accessible.
Et c’est aussi là qu’est née l’envie de créer cet accompagnement.
Pas dans une démarche thérapeutique. Pas avec l’idée de “soigner” l’anxiété.
Et pas non plus en remplaçant un suivi psychologique s’il est nécessaire.
Mon intention, c’est vraiment une transmission d’outils.
Des outils issus de l’approche ACT, mais adaptés à un accompagnement autour du bien-être et de la gestion de l’anxiété au quotidien. J’y apporte aussi mes propres outils, mes expériences et tout ce qui, personnellement, m’a aidée à avancer malgré mon anxiété.
Des outils simples, concrets, que j’aurais aimé connaître beaucoup plus tôt. Car avec du recul, je vois à quel point cette anxiété m’a privée de liberté pendant toute ma jeunesse.
Aujourd’hui, je crée petit à petit une vie qui me ressemble, et devenir kinésiologue en faisait partie. Quitter la stabilité d’un travail à l’Éducation nationale pour m’installer à mon compte m’a à nouveau mise face à mes peurs.
Mais dans cet accompagnement, j’ai aussi eu envie de rassembler tout mon parcours :
mon vécu personnel, la méditation, l’approche ACT,
la kinésiologie, mais aussi mon expérience d’enseignante et ma connaissance des adolescents.
Parce qu’au fond, adolescente comme adulte, je me débattais avec les mêmes choses :
la peur de ne pas être à la hauteur, le mental qui tourne sans arrêt, la difficulté à trouver ma place, la pression, la comparaison, la peur de ressentir.
Mon envie aujourd’hui, c’est de proposer quelque chose de simple.
Simple, mais profond.
Un espace où l’on peut apprendre à vivre autrement avec son anxiété.
Sans injonction à “penser positif”.
Juste en apprenant progressivement à revenir à soi.
J’ai aussi pensé cet accompagnement pour qu’il puisse être suivi entièrement en visio.
Parce que je voulais quelque chose d’accessible, simple à suivre, et qui permette de transmettre tous ces outils autour de l’anxiété, du rapport aux pensées, des valeurs et de la présence à soi.
Mais avec le temps, j’ai aussi senti qu’il pouvait être intéressant d’y associer la kinésiologie pour les personnes qui ressentent le besoin d’aller travailler certaines choses plus en profondeur.
C’est pour ça que j’ai finalement créé deux possibilités d’accompagnement :
un accompagnement autour du programme seul, entièrement réalisable à distance,
et un accompagnement associant ce programme et des séances de kinésiologie.
Je vous accueille à mon cabinet de la Forest landerneau à 20mn de Brest et à 5mn de Landerneau.


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