Kinésiologie pays de Brest: apaiser les conflits relationnels en transformant ce qui dépend de vous

Quand j’étais plus jeune, lorsqu’une relation me faisait souffrir, je passais beaucoup de temps à parler de l’autre.

J’appelais des amis et je racontais en long et en large ce qu’il avait dit, ce qui me semblait injuste dans son comportement. Je pouvais passer des heures à analyser ce qu’il avait fait. Ça tournait en boucle dans ma tête. Je repassais la scène, j’imaginais ce que j’aurais dû répondre pour lui faire prendre conscience de sa contradiction.

Au fond, ce que j’attendais était très simple. Je voulais juste qu’il change. À cette époque, je voyais les choses de manière très binaire.

Lorsqu’il y avait de la souffrance, c’était forcément que quelqu’un avait fait quelque chose de travers. Et en général, ce quelqu’un, c’était l’autre. Puis j’ai commencé un travail sur moi.

J’ai découvert une autre manière de regarder les relations, notamment grâce à la communication non violente.

Petit à petit, l’idée est venue qu’une relation était une interaction. Que nous participions tous, d’une manière ou d’une autre, à ce qui se joue dans cette relation. Et que lorsque quelque chose change en nous, cela modifie aussi parfois la dynamique relationnelle. Cette compréhension m’a énormément apporté.

Mais je crois aussi qu’à ce moment-là, je suis tombée dans l’excès inverse. Là où auparavant tout semblait dépendre de l’autre, tout a commencé à dépendre de moi.

À chaque difficulté, je cherchais comment je pouvais transformer ma perception. Ce que je pouvais comprendre de la situation. Comme si la vie devenait une sorte d’école qui m’apprenait quelque chose sur moi-même et que tout devenait un travail permanent. À ce moment-là, c’était comme si la solution devait forcément se trouver de mon côté.

Quand je regarde cet extrême dans lequel j’étais tombée, je crois que je continuais à raisonner avec la même logique. Je cherchais toujours un responsable. Simplement, le responsable avait changé de camp.

Progressivement, une autre compréhension a émergé.

J’ai commencé à m’intéresser moins à la faute et davantage à ce qui se passe réellement entre les personnes. Parce que lorsque deux êtres humains se rencontrent, il n’y a pas seulement l’un et l’autre.

Il y a aussi quelque chose qui se crée et qui s’appelle la relation.

À cet endroit-là, il y a deux histoires. Deux sensibilités qui voient le monde de manière complètement différente. Et deux tentatives, souvent maladroites, de répondre à un besoin fondamental : celui d’être heureux.

Je me souviens par exemple d’avoir longtemps voulu que les repas de famille soient plus harmonieux avec mes sœurs et mes parents.

L’harmonie, c’était sincèrement ce que je recherchais.

Et pourtant, pour obtenir cette harmonie, il m’arrivait de hausser le ton.

Je me battais pour que tout le monde s’entende. Avec le recul, cela me fait sourire. Parce que ma stratégie pour obtenir l’harmonie participait elle-même au conflit que je voulais faire disparaître.Cette contradiction me fascine. 

Nous voulons être compris et nous devenons agressifs.

Nous aimerions être aimés et nous nous protégeons tellement que nous devenons inaccessibles.

Les difficultés relationnelles ne viennent pas uniquement de nos besoins. Elles viennent aussi de la manière dont nous essayons d’y répondre. C’est sûrement pour cela qu’un phénomène m’interpelle régulièrement lorsque j’accompagne quelqu’un.

Au début d’une séance, la personne me parle souvent d’un parent ou d’un collègue. Elle me raconte ce qui a été dit, ce qu’elle trouve injuste dans la situation.

Puis, à un moment, je l’invite à regarder ce qui se passe pour elle dans cette situation. Et souvent, une tension apparaît. Comme si quelque chose comprenait où cette réflexion pouvait l’amener.

Je comprends tellement cette réaction.

Parce que j’ai moi-même pensé pendant très longtemps que regarder ce qui dépendait de moi revenait à chercher un responsable. Et lorsque nous pensons en termes de faute, il n’existe que deux possibilités.

C’est soit l’autre soit moi. Alors quand nous revenons vers nous, cela peut être entendu comme : « Donc l’autre n’est plus responsable. »

Pourtant, les choses me semblent aujourd’hui beaucoup plus nuancées. Il existe des conditions extérieures et des comportements blessants. Il existe des personnes qui ne changeront jamais. Et il y a  aussi notre manière de vivre les situations.

Si quelque chose change en nous, notre expérience change. Parfois même la relation change. Et parfois non.

Mais dans tous les cas, cela reste le seul endroit sur lequel nous avons réellement prise.

Alors lorsque je rappelle à la personne assise en face de moi qu’elle n’est pas responsable de tout, mais qu’elle peut travailler sur l’endroit où elle a une marge d’action, il ne s’agit pas de culpabilité.

C’est simplement parce qu’elle est la seule personne présente dans la pièce. Et donc le seul endroit où quelque chose peut bouger.

Je vous accompagne dans ce cheminement lors de mes séances de kinésiologie à La Forest-Landerneau.

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