Dans nos sociétés, l’indépendance et la résilience sont mis à l’honneur et nombreuses sont les femmes qui grandissent avec une injonction intérieure puissante : sois forte, ne faiblis pas, ne compte que sur toi-même. Mais derrière cette posture souvent admirée se cache une blessure profonde, celle de la trahison.
Avec cette blessure, on cherche la seule façon d’exister sans risquer d’être trahie, blessée, déçue. Alors, on devient cette personne sur qui tout le monde peut compter, toujours fiable, toujours présente, jamais en demande.
Quand cette blessure s’active, la vulnérabilité devient impensable. Car, en souterrain, Il y a la peur viscérale, que si l’on se montre fragile, quelqu’un en profitera. On pense que si l’on relâche un peu le contrôle, tout s’effondrera. Alors on tient bon. On s’endurcit. On apprend à tout gérer seule, à ne dépendre de personne. On pense que c’est ça, être forte.
Mais cette force-là a un prix. Petit à petit, elle nous coupe de notre douceur, de notre tendresse. Comme si ces parts de nous devenaient des failles à masquer, plutôt que des ressources à cultiver. On se protège, on anticipe, on se méfie. Et dans cette hyper-vigilance, on finit par s’épuiser et se couper des autres, on cherche si on peu vraiment faire confiance, et à force de chercher les failles chez les autres, on les trouvent forcement, et on devient intransigeante et pleine d’amertume.
Trouver un équilibre entre force et douceur, c’est tout un chemin. C’est accepter que la solidité ne passe pas par le contrôle, mais par une confiance plus profonde. C’est comprendre que la douceur n’est pas une faiblesse, mais une clé pour se sentir pleinement soi, sans armure.
En kinésiologie, ce travail se fait en douceur, justement. En libérant les tensions inscrites dans le corps, en mettant en lumière ces croyances qui nous enferment dans le “je dois être forte à tout prix”. En kinésio, nous experimentons, dans un espace sécurisant, une autre façon d’être. Une force qui n’a plus besoin d’être une carapace. On cherche à ce que la douceur qui ne rime plus avec danger.
Parce qu’au fond, être forte, ce n’est pas être seule contre tout. C’est être en lien, d’abord avec soi, puis avec les autres. C’est pouvoir s’appuyer, se relâcher, faire confiance. Et peut-être, enfin, respirer.


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