Nous sommes nombreux à avoir des difficultés à poser des limites et à respecter nos propres besoins. Ce sont nos habitudes, notre éducation ou notre peur de décevoir qui font que, parfois, on donne sans compter, quitte à s’oublier soi-même. Mais lorsqu’on prend enfin conscience de cette dynamique et que l’on décide de se recentrer, le risque est de basculer provisoirement dans l’extrême inverse : penser uniquement à soi et reléguer les autres au second plan. Cette phrase que j’entends souvent : « Ça lui appartient ! » est parfois l’illustration de cette phase que Marshall Rosenberg, le père de la communication non violente, qualifiait de phase exécrable.
C’est dans les grandes crises que nous traversons parfois — adolescence, trentaine, quarantaine — que ce genre de comportements surgit. Nous cherchons à changer, à réinventer notre positionnement face aux autres.
Et comme d’habitude, dans notre dualité la plus humaine, nous naviguons entre deux extrêmes qui ne sont pourtant pas des solutions. D’un côté, se sacrifier en permanence mène à l’épuisement et parfois au ressentiment. De l’autre, une fermeture excessive peut créer un fossé avec son entourage et donner l’impression d’un rejet.
Une séance de kinésiologie permet parfois de prendre conscience de ces déséquilibres en profondeur. Grâce au test musculaire, elle aide à identifier les mécanismes inconscients qui nous poussent à l’excès, que ce soit dans l’oubli de soi ou dans une forme d’individualisme défensif.
L’objectif est de poser des limites tout en restant en lien. Car l’accomplissement personnel ne signifie pas s’isoler ni se couper des autres, mais s’ancrer dans des relations équilibrées, basées sur le respect mutuel. C’est dans cet ajustement que naissent des échanges harmonieux et authentiques, où chacun peut être pleinement soi-même sans s’effacer ni écraser l’autre. Ce lien humain respectueux est tellement important pour notre épanouissement.


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