Accepter de déplaire pour trouver son authenticité

Il y a autour de l’authenticité comme un flou. C’est un mot qu’on aime brandir, parfois avec un peu trop de fierté, comme un slogan : “Moi je suis vrai, je dis les choses cash, que ça plaise ou non.” Et derrière ça, on ne fait que balancer des jugements, des vérités tranchantes, on claque des mots comme des portes. Comme si être vrai, c’était forcément être brutal.
Être authentique, ce n’est pas une révolution à coups de phrases qui blessent. Ce n’est pas non plus imposer ce qu’on ressent comme une vérité absolue. Ce n’est pas parce qu’on vit un truc fort que ça donne le droit d’écraser l’autre au passage.
Être authentique, au fond, c’est surtout être en lien avec soi. C’est dire ce qu’on pense, ce qu’on ressent, ce qu’on veut, même si ça expose notre fragilité au monde… on efface pas l’autre. C’est pas une guerre. C’est un dialogue silencieux parfois.
Et comme d’habitude, ce n’est pas simple. On tâtonne. Quand on cherche notre authenticité, on oscille entre deux extremes. Parfois on tape trop fort, parfois on s’efface complètement. Il y a ces moments ou on parlent haut pour ne pas se perdre. Et d’autres ou on tait pour ne pas déranger. On sourit quand on voudrait pleurer. On dit oui pour ne pas froisser. On devient des champions de l’adaptation. Et à force, on ne sait plus trop qui on est, ce qu’on veut vraiment, ce qu’on ressent au fond.
Souvent, derrière ça, il y a des blessures. Des trucs anciens. Des mémoires qu’on se traîne.La peur d’être abandonné, fait qu’on se plie en quatre pour l’autre .La peur du rejet, fait qu’on se planque, qu’on cache ce qu’on pense, ce qu’on est. La peur de l’injustice, fait qu’on en fait toujours plus, pour qu’enfin, quelqu’un nous voit.
Ces blessures, elles ne flottent pas dans le vide. Elles vivent dans notre corps. Elles s’inscrivent dans nos postures, dans nos choix, dans nos silences. Et on finit par croire qu’on est “trop gentil”, ou “trop impulsif”… alors qu’on rejoue juste un vieux film un vieu schéma.
En tout cas, si il y a une vérité incontournable, si l’on veut être authentiques, vraiment, c’est qu’il nous faudra à un moment accepter de déplaire. Pas pour provoquer. Mais simplement parce que nos vérités, nos besoins, nos ressentis, ne peuvent pas s’ajuster en permanence aux attentes de tout le monde. Et c’est normal.
Dire non. Poser une limite. Dire ce qu’on ressent. Ça secoue parfois. Ça crée du flottement. Mais si on attend que tout le monde soit d’accord pour exister, on va passer à côté de soi.
En kinésiologie, on accompagne ça. Cette danse entre s’adapter et se dire. Le test musculaire va nous guider vers ces vieux stress qui n’ont pas été digérés. Ces moments où, pour être aimé ou en sécurité, il a fallu cacher des bouts de soi. On remet de l’espace là-dedans. On laisse le corps parler. Et parfois, dans ce petit espace, quelque chose se dénoue.
Ce n’est pas magique. Ce n’est pas un avant/après. C’est subtil. Progressif. On reconnecte des sensations, des mots qu’on n’a jamais osé dire. On remet un peu d’air, un peu de mouvement. Et parfois, à travers ça, on retrouve l’élan de se dire autrement.
Avec un peu plus de paix à l’intérieur.
Être authentique, c’est peut-être juste ça : arrêter de se mentir à soi-même. Même si ça fait peur. Même si ce n’est pas toujours bien reçu. malgré ça, oser quand même.


Commentaires

3 réponses à « Accepter de déplaire pour trouver son authenticité »

  1. Avatar de perfectly95ad7a6ed6
    perfectly95ad7a6ed6

    merci pour ce beau texte, très vrai

    et j’aime beaucoup votre façon d’écrire 😊

    1. Merci beaucoup 😊

    2. Merci beaucoup à vous 😊

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