Quand la vie nous parle à travers les événements

Je crois profondément que ce que nous traversons dans la vie est, d’un certain point de vue, neutre. Nous arrivons avec un corps , plus ou moins fort, plus ou moins corpulent, dans une famille avec ses douceurs et ses duretés, dans un environnement avec plus ou moins d’abondance.

Nous allons tous rencontrer des joies, des pertes, des réussites, des injustices, des amours, des séparations.

Mais ce n’est pas ce qui nous arrive qui détermine notre niveau de bonheur. C’est la manière dont nous vivons ce qui nous arrive. Et c’est là que réside notre véritable pouvoir.

Chaque événement vient toucher en nous des couches plus anciennes, des mémoires souvent inconscientes. Ce ne sont pas toujours les faits eux-mêmes qui nous bouleversent, mais tout ce qu’ils réveillent en écho.

Quand ma grand-mère est décédée, par exemple, j’ai été frappée de réaliser que la douleur que je ressentais n’était pas seulement celle de sa perte, quelque part, elle ne faisait plus parti de mon quotidien depuis longtemps.

Bien sûr, il y avait le chagrin immense de perdre quelqu’un que j’aimais profondément, une femme qui malgré une apparente rudesse était en fait douce et bienveillante et surtout elle avait toujours cru en moi, même à des moments où moi-même je n’y arrivais plus.
Mais il y avait autre chose. Sa disparition a réveillé en moi tous ces instants, où j’avais manqué de confiance, de douceur, d’amour.

Comme si son départ rouvrait des portes fermées depuis longtemps, et que mon corps saisissait enfin l’occasion de libérer la tristesse enfouie de tout mes moments ou j’avais souffert de désamour. Le désamour des autres dans un premier puis mon propre désamour.

Ce n’était pas seulement ma grand-mère que je pleurais : c’était aussi tout ce qu’elle représentait. La tendresse, la reconnaissance, la fierté. Tout ce qui avait pu me manquer par ailleurs et que sa présence venait apaiser.
Et dans cette traversée, j’ai compris quelque chose d’essentiel : accueillir ces émotions, les laisser se dire à travers le corps, c’est leur permettre de se libérer.

C’est exactement cela, la kinésiologie. Ce n’est pas effacer la douleur, ni oublier ce que nous avons vécu. C’est ramener chaque émotion à sa juste place, pour que l’événement d’aujourd’hui ne porte plus le poids de toutes les mémoires d’hier.
En travaillant avec le corps, on aide à relâcher ces charges émotionnelles accumulées, pour que ce qui se vit ici et maintenant soit vécu pour ce qu’il est et non pour tout ce qu’il réveille du passé.

Et c’est là que le stress diminue, que le calme revient, que la vie peut de nouveau circuler avec plus de légèreté.
Parce que ce que nous vivons n’est pas le problème. C’est ce que cela réveille en nous qui appelle à être entendu.

Mon cabinet est situé à La Forest-Landerneau, à environ vingt minutes de Brest. J’y accompagne les adolescents confrontés à la phobie scolaire, à l’anxiété ou aux difficultés liées au parcours scolaire.


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