Comprendre les mécanismes de la colère, de la frustration et des réactions émotionnelles pour retrouver plus d’apaisement

La colère est souvent perçue comme une émotion négative. Dès l’enfance, on apprend qu’il vaut mieux la réprimer ou la contrôler. Pourtant, lorsqu’on prend le temps de l’écouter, on découvre que la colère n’est pas vraiment un ennemi. Elle cherche juste maladroitement à nous protéger parfois.

La colère apparaît lorsque nos limites sont franchies ou que notre intégrité émotionnelle ou physique est menacée. Elle mobilise toute notre énergie et nous pousse à réagir.


Du coup, elle agit comme un signal d’alarme qui nous informe que quelque chose en nous dit stop.


Sans cette émotion, il serait difficile de dire non ou de reconnaître une injustice.
La colère est donc une réponse naturelle et profondément humaine. Elle ne surgit jamais par hasard.


Parfois, elle s’enracine dans notre histoire, peut-être dans des mémoires anciennes où nous ne nous sommes pas sentis respectés ou entendus. 

Certaines situations présentes réveillent alors ces blessures plus anciennes.

Souvent, aussi, derrière la colère se cachent des besoins non satisfaits : le besoin de reconnaissance, de considération, de sécurité ou de liberté.

Parfois, elle sert aussi pour certains d’émotion écran, pour masquer des émotions plus vulnérables comme l’impuissance ou la tristesse. Même, la proximité émotionnelle peut parfois déclencher une colère. 

  La colère devient alors une armure, quand se montrer vulnérable paraît trop risqué.

Si la colère est réprimée ou exprimée sans conscience, elle peut devenir source de souffrance. Si elle est retenue trop longtemps, elle s’accumule en tensions corporelles ou en épuisement émotionnel.

Exprimée de façon explosive, elle blesse et nous laisse avec un sentiment de culpabilité ou d’isolement.

Donc, ce n’est pas la colère qui pose problème, mais la façon dont nous entrons en relation avec elle.

Vivre avec la colère nous demande d’abord de changer de regard sur elle. Au lieu de la combattre ou de la juger, on peut juste essayer de l’écouter. 

Qu’est-ce qu’elle cherche à protéger en nous ? Quelle limite a été franchie ? Quel besoin n’a pas été respecté ?
Si on se pose ces questions avec honnêteté, la colère cesse peu à peu d’être cette force incontrôlable.
Elle peut se transformer en une énergie plus claire, capable de soutenir une parole juste et une affirmation de soi respectueuse.

Donc, pour relationner avec la colère, il ne s’agit ni de la réprimer ni de la laisser nous gouverner, mais de l’accueillir avec présence.

L’important, c’est de reconnaître simplement : « la colère est là », cela va déjà créer un espace intérieur. On n’est plus la colère, on l’observe.


On peut aussi porter attention aux sensations corporelles qu’elle génère. On découvre que la colère est impermanente, qu’elle ne dure pas si on ne la nourrit pas par des pensées répétitives ou des jugements.

La bienveillance joue un rôle essentiel. Derrière la colère, il y a toujours de la souffrance, en nous comme chez l’autre.

Et cultiver cette compréhension douce de la colère ne signifie pas accepter l’injustice, mais reconnaître que la violence naît de la douleur et de la confusion.

En tous cas, quand on prend le temps de respirer, l’énergie de la colère peut devenir discernement et action juste.

Si certaines colères n’ont jamais pu s’exprimer.
À certains moments de notre vie, ceux ou nous n’avions pas les ressources nécessaires pour dire non ou pour exprimer ce que nous ressentions.

Certaines colères ont été mises de côté et se sont inscrites dans le corps.

Avec le temps, elles peuvent se manifester de manière indirecte : de la fatigue, des tensions ou des schémas répétitifs dans nos relations.

Certaines séances de kinésiologie permettent d’explorer ces colères enfouies avec douceur. En dialoguant avec le corps, il devient possible d’identifier quand et pourquoi certaines émotions se sont figées, et quels besoins n’ont pas été respectés à ce moment-là.

La colère n’est pas forcée ni revécue ; elle est reconnue et accueillie.

Ce processus aide le système nerveux à se rééquilibrer et ouvre un espace intérieur plus apaisé.

Si, en lisant ces lignes, quelque chose résonne en nous, c’est peut-être qu’une colère attend encore d’être entendue.

Je vous accueille à mon cabinet de la Forest landerneau à 20mn de Brest.


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