Dans l’article précédent, j’expliquais que l’anxiété vient quand nous ressentons une menace alors que, concrètement, nous sommes en sécurité.
Ce décalage est vraiment au cœur du mécanisme anxieux : extérieurement, rien de vital ne se joue, mais intérieurement, tout se passe comme si notre survie était en danger.
De mon coté, je l’expérimente très clairement dans ma propre expérience. Lorsque je ressens une douleur inhabituelle ou une sensation corporelle nouvelle, mon esprit s’emballe directement. « Et si c’était grave ? » et en quelques secondes, mon hypothèse devient un scénario.
Objectivement, je suis en sécurité. Mais mon corps, lui, ne fait pas la différence entre une menace réelle et une menace imaginée. Ma pensée catastrophique a suffit à activer mon système d’alarme et mon mode survie s’enclenche. Palpitation, boule au ventre ect … je vous invite à regarder ma petite video à ce sujet ici :
Ce mécanisme est programmé pour nous protéger. Notre cerveau préfère déclencher une fausse alerte plutôt que de manquer un danger réel.
Le problème, c’est qu’aujourd’hui, ce système s’active aussi face à des menaces symboliques ou simplement nos interprétations du réel.
Dans le quotidien, de petites situations peuvent provoquer cet emballement disproportionné :
Le silence de quelqu’un peut être vécu comme un abandon.
Le regard neutre comme un jugement. Si quelqu’un nous fait un petite remarque on peut le vivre comme une humiliation.
Un désaccord ou un conflit peut être vu comme une menace de rupture.
Et parfois une simple erreur et vécue comme la preuve que nous ne sommes pas à la hauteur.
Alors, pourquoi une absence de réponse à un message peut-elle nouer l’estomac ?
Pourquoi une critique peut-elle donner l’impression que tout s’effondre ?
C’est juste parce que derrière cet évènement presque anodin se cache une peur plus profonde.
Celle, par exemple d’être abandonné et donc de perdre le lien.
il y a aussi la peur d’être rejeté et donc de ne plus avoir de place.
Ne pas être suffisant nous effraie aussi car on a le sentiment de perdre l’amour ou la reconnaissance.
La peur de perdre le contrôle est aussi paralysante car elle nous ramène au fait de ne plus pouvoir assurer notre propre sécurité.
Dans les situations sociale, il y a la peur d’être humilié et donc d’être exposé et vulnérable.
Plus archaïquement encore, il y a la peur de disparaître, l’ego aime exister, sentir qu’il est là. Et surtout à un niveau carrément primitif, être exclu du groupe signifiait la mort et notre système nerveux porte cette mémoire. Alors, quand une situation réveille cela, le corps réagit comme si la survie était réellement en jeu.
Et si il y a un truc a comprendre c’est que dans l’anxiété, il faut parler au corps avec le langage du corps. Car le cerveau reptilien n’utilise pas de mot, alors pas la peine de chercher à lui parler.
On peut toujours essayer de se raisonner, de se dire que « ce n’est pas logique », que « ce n’est pas grave ». Mais l’anxiété n’est pas d’abord un problème de logique. C’est une réponse physiologique.
Le corps ne comprend pas les arguments. Il comprend les signaux. Une respiration courte et rapide signifie : danger.
Des muscles tendus signifient : prépare-toi à fuir ou à te défendre.
À l’inverse, une respiration plus lente et plus profonde envoie le message qu’il n’y a pas de menace immédiate.
Des épaules relâchées, une mâchoire détendue, un ventre souple indiquent au système nerveux qu’il peut quitter l’état d’alerte.
A ce moment la, I’idée n’est pas de nier les peurs ni de les faire taire de force. Elles ont une fonction de protection. Mais il s’agit surtout d’apprendre à rassurer le corps lorsque l’alarme se déclenche inutilement.
On observe ce qui se passe, sans jugement et sans chercher a rassurer.
On relâche progressivement les tensions. On respire plus profondément, sans forcer.
Et ce n’est pas dans l’idée de fuir les sensations, sinon on envois un nouveau message d’alerte au corps comme quoi nos sensations sont un danger, on se dit juste qu’on envoie un message clair a notre corps dans son langage à lui: « Je suis en sécurité. »
Parce qu’au fond, l’anxiété n’est qu’un système de protection qui s’emballe. Et lorsque l’on comprend que l’on ne calme pas un corps en alerte avec des pensées, mais avec des signaux corporels de sécurité, on change complètement d’approche.
On ne lutte plus contre soi, on apprend juste à parler au corps avec le seul langage qu’il connaît.
Des séances de kinésiologie peuvent être une aide précieuse pour les personnes sujettes à l’anxiété. L’objectif n’est pas de supprimer les émotions, mais de diminuer la charge de stress associée à certains déclencheurs, afin qu’ils deviennent plus faciles à réguler.
Un esprit anxieux a parfois besoin d’un soutien supplémentaire lorsque certaines situations s’emballent en raison de mémoires anciennes, souvent liées à l’enfance.
En travaillant sur ces empreintes et sur la réponse corporelle au stress, la kinésiologie peut offrir un accompagnement pertinent pour favoriser une régulation plus apaisée.
Je vous accueille à mon cabinet de la Forest landerneau à 20mn de Brest et à 5mn de Landerneau.


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