Accompagnement du deuil et des émotions liées à la perte à La Forest-Landerneau

En cabinet, j’accueille des personnes vivant de grandes tristesses face au deuil de proches. Et ce sujet me touche profondément car il est tellement universel malheureusement. Mardi, j’ai assisté à une conférence sur le deuil, au centre bouddhiste de Gouesnou.

Cette conférence abordait donc cette thématique à travers la philosophie bouddhiste.

Au départ, je m’attendais à entendre parler de mort, de perte, de tristesse… mais très vite, la conférence a pris un autre chemin.

Elle ne parlait pas seulement de la fin de la vie, elle parlait de la nature des choses, de cette impermanence qui est la nature de tout ce qui existe.

Alors, le deuil n’était pas seulement la douleur que l’on ressent face à la disparition d’un être cher. C’était aussi ce que l’on traverse à chaque changement, à chaque moment où quelque chose auquel nous sommes attachés disparaît ou se transforme.

Changer de travail, se séparer d’une personne, quitter un lieu familier… chaque changement appelle un petit deuil. Chaque attachement, chaque amour, chaque projet, chaque habitude contient en lui la possibilité de la perte. Il était dit aussi de manière très juste que vieillir était aussi un deuil, celui de la jeunesse ou parfois d’un corps vigoureux ou plus séduisant à nos yeux. Accepter ces changements retire la lutte, qui n’est qu’une souffrance en plus face à cette réalité.

Bien sûr, la perte d’un être cher reste dévastatrice la plupart du temps. Elle est brutale, parfois insupportable, surtout quand elle frappe ceux que l’on aime fort.

L’objectif de la conférence n’était pas de minimiser cette douleur ni de proposer des « astuces » pour la gérer. Il s’agissait plutôt de comprendre et de s’entraîner à accueillir l’impermanence dans notre vie quotidienne, à sentir que tout change, que tout passe, et que nous pouvons, doucement, nous relier à cette réalité.

Et dans ma pratique de la méditation, j’ai observé à quel point il y a quelque chose de surprenant dans cet apprentissage. On pourrait penser que penser chaque jour à cette impermanence des choses, ce mouvement incessant sans qu’on puisse rien contrôler, serait angoissant, nous qui sommes des accros au contrôle. Et pourtant… dans mon expérience, c’est apaisant.
Comme si le simple fait de mettre cette peur en lumière, de l’observer et de l’accepter comme un fait naturel suffisait à la calmer un peu dans le corps.

Elle cesse de ronger en silence. Quand on s’entraîne à rester là, simplement, témoin de la vie et de ses mouvements. Évidemment, le seuil de tolérance est propre à chacun, mais est-ce qu’on ne gagnerait pas à le faire grandir ? C’est cette question que posait la conférence, plutôt que d’essayer de donner des réponses.

Ces paroles de sagesse ancestrale m’ont rappelé que le deuil est partout, pas seulement dans la mort.
Et que peut-être il peut être plus doux, s’il est accompagné de conscience, et de présence à soi et parfois d’un petit soutien extérieur.

Et que s’entraîner à observer l’impermanence, c’est un peu comme apprendre à respirer face à la vie elle-même : reconnaître qu’elle bouge et change en permanence, qu’elle nous transforme, et que chaque perte, chaque fin peut être aussi l’opportunité de laisser la place à autre chose d’émerger, en prenant soin de panser ses plaies avec tendresse.

Je vous accueille à mon cabinet de la Forest landerneau à 20mn de Brest et à 5mn de Landerneau.


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