Aujourd’hui, on entend partout parler de développement personnel. On nous invite à travailler sur nous-mêmes, à traquer nos « blocages », à éradiquer nos défauts, à être alignés, à penser positivement en toutes circonstances. Mais cette quête peut parfois se transformer en une belle prison dorée. À vouloir sans cesse être la meilleure version de soi-même, le risque est de finir par s’éloigner de qui nous sommes vraiment. En faisant cela, nous risquons de refouler des parts essentielles de notre être sous prétexte qu’elles ne correspondent pas à l’idéal que nous recherchons.
Alors, comment pouvons-nous faire pour retrouver plus de bienveillance envers nous-mêmes ? Comment évoluer sans se maltraiter, sans se forcer à devenir quelqu’un d’autre ? La kinésiologie peut être une approche précieuse pour répondre à certaines de ces questions.
La pensée positive, par exemple, peut être un bon outil à un moment donné, mais elle peut devenir un piège à un autre. Elle repose sur une idée séduisante : en tournant notre regard vers ce qui va bien, nous nous créons une réalité plus agréable. Et d’un certain point de vue, c’est vrai. Il est important de ne pas se laisser submerger par le négatif, de ne pas s’enfermer dans la plainte ou la peur.
Mais ce principe devient problématique lorsqu’il tourne à l’injonction permanente. Si chaque émotion désagréable est perçue comme un échec, si chaque moment de doute ou de tristesse est vu comme une problématique à résoudre, alors nous risquons de tomber dans ce qu’on appelle le déni. Nous finissons par nier nos ressentis au lieu de les écouter et de les accueillir avec tendresse.
Dans la kinésiologie telle que je la pratique, je propose une autre approche : plutôt que de lutter contre nos émotions, la kinésiologie aide à les accueillir. Elle ne cherche pas à « remplacer » la peur par du courage ou la tristesse par de la joie avec cette arrière-pensée que ce seraient de mauvaises émotions. Elle permet simplement d’apporter du mouvement là où tout s’est figé. L’idée, c’est de permettre le mouvement naturel de la vie en nous, et nos émotions sont cette vie.
Mon regard non jugeant, en tant que kinésiologue, permet d’offrir un espace où chaque émotion, chaque aspect, même difficile, a le droit d’exister pleinement et d’être entendu.
Il ne faut pas confondre le travail sur soi avec une quête de perfection. Le développement personnel nous pousse souvent à nous « améliorer », à identifier nos « points faibles » pour les transformer en « forces ». Mais quel est le prix à payer pour cela ? À force de chercher à être plus « aligné », le risque est grand de tomber dans une exigence permanente, où le moindre écart devient un échec. Si l’on réfléchit et qu’on s’appuie sur tous les grands sages, être « aligné » ne signifie peut-être pas coller à un idéal, mais plutôt s’aligner à notre nature profonde d’affection et de bienveillance envers soi et les autres.
La kinésiologie invite à une forme de douce acceptation. Plutôt que de lutter contre nous-mêmes, elle nous aide à mieux nous comprendre, à prendre conscience des tensions qui nous habitent et à les relâcher.
Mon approche, en tant que kinésiologue, repose sur cette bienveillance : vous aider à être en paix avec qui vous êtes.
Au lieu de vouloir « corriger » ce qui ne va pas, peut-être devrions-nous apprendre à nous regarder avec plus de douceur ? Nos émotions, nos doutes, nos peurs font partie de nous.
Il est essentiel de comprendre qu’on peut aller mieux sans se maltraiter. Oui, il est possible de se transformer, parce que certains comportements ne nous conviennent plus. Oui, il est possible de changer. Mais pas en se forçant à être quelqu’un d’autre. Pas en se jugeant durement à chaque pas.
Le vrai travail sur soi, ce n’est pas de devenir parfait. C’est apprendre à s’aimer, entièrement, avec toutes nos facettes. C’est là que réside la véritable évolution : quand nous acceptons tout ce qui fait de nous un être humain avec ses forces et ses vulnérabilités.
Je propose des séances à la forest landerneau à coté de landerneau et à proximité de Brest dans le Finistère, n’hésitez pas à prendre rendez-vous


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