Quand j’ai découvert la kinésiologie, j’étais au bout d’un chemin intense de compréhension de mon intériorité, je voulais absolument comprendre ce qui clochait, et je voulais régler. Il y a eu des lectures, des vidéos, des formations, des échanges, des retraites, parfois des nuits à ruminer, à chercher des réponses. On met parfois beaucoup d’énergie pour comprendre ce qui se passe en nous. Je comprends tellement cette soif de comprhension, on ressort avec tout un tas de concept : « je dois vivre au moment présent », « je dois me focaliser sur le positif »ect…
On veut du sens. On veut éclairer ce qui fait mal et ce qui bloque. Et je trouve encore aujourd’hui que, d’une certaine manière, ce travail est très précieux, très courageux même. Ça fait du bien de poser des mots sur ce qu’on ressent depuis longtemps sans trop savoir l’expliquer et de se trouver certains mantra pour s’orienter .
Mais à un moment, sans qu’on s’en rende vraiment compte, cette quête peut devenir une autre façon de garder le contrôle. Parce que malheureusement on pense qu’une fois qu’on aura compris, tout ira mieux. Mais ce n’est pas si simple. Comprendre ne veut pas dire que c’est intégré. Comprendre ne veut pas dire qu’on le sent vraiment, au fond de soi.
Pour illustrer le décalage entre compréhension mentale et corporelle, je pense souvent à cette phrase : “Personne n’est parfait.” Cette phrase qu’on lance à tout-va est comprise et acceptée mentalement par beaucoup d’entre nous. On est d’accord, non ? C’est logique. Et pourtant… Quand on nous fait une remarque, quand on voit nos limites en pleine lumière, est-ce qu’on reste tranquille avec ça ? Ou est-ce qu’on se tend, on se justifie, on se referme ou on attaque ? Comme si c’était honteux. Le mental avait compris, mais pas le corps. Pas le cœur, non plus.
Écouter son corps, c’est regarder ce qu’on sent et non ce que l’on croit : c’est s’occuper de chercher à ressentir ses réactions, de regarder comment notre corps agit ou réagit, comment nous réagissons et c’est cette observation qui nous donne une idée très fine de qui on est et de ce qui reste vraiment à apaiser.
Et c’est là que la kinésiologie propose quelque chose d’intéressant, elle invite à ressentir, elle fait confiance à l’intelligence de notre corps. Elle écoute ce que le corps exprime, doucement, souvent sans bruit. Ce qu’il a gardé et ce qu’il répète. Parfois, il n’y a rien à comprendre de plus. Juste quelque chose à laisser remonter. À accueillir et à traverser. C’est juste ce vécu émotionnel-là qui transforme.
La kinésiologie ne demande pas d’abandonner la tête. Elle invite juste à faire aussi une place à autre chose. À une forme d’intelligence fine, plus sensible, plus instinctive.
Elle nous apprend à redescendre dans le corps et a accepter le vecu de celui-ci. Dans le présent. Dans ce qui est là, sans jugement. Et souvent, c’est là, dans cette douceur-là, que ça commence à bouger pour de vrai.
Je reçois dans mon cabinet situé à La Forest-Landerneau des personnes venant de Brest, Landerneau et du Finistère Nord pour un accompagnement respectueux de leur parcours.


Laisser un commentaire