Pendant longtemps, j’ai perçu mon anxiété comme une émotion incontrôlable, un état d’alerte permanent qui épuisait autant mon corps que mon esprit, et m’empêchait de trouver la paix à laquelle j’aspirais tant.
Je pensais qu’il fallait que je trouve des moyens pour être plus « zen » et en faisant cela, je ne m’attaquais pas à une des racine du problème : l’anticipation négative.
Pour être très honnête, il m’arrive encore de me laisser prendre par ce fonctionnement bien ancré, mais cela a beaucoup évolué, grâce à la compréhension de cette anxiété et du travail que j’ai fait sur moi, et la kinésiologie à été très importante dans cette évolution.
Lorsqu’on est anxieux, on imagine le pire, non pas parce qu’on est une personne négative qui voit le mal partout, mais simplement pour mieux s’y préparer. C’est vrai que cela peut paraître logique, voire prudent. Mais en réalité, cette stratégie mentale repose sur une volonté de contrôle : en imaginant à l’avance des scénarios catastrophes, notre cerveau cherche à établir des plans et à trouver des solutions de repli. On se rassure en se sentant « préparé à tout ».
Ce besoin de contrôle prend souvent racine dans l’enfance. Parfois, c’est parce qu’on ne se sentait pas en sécurité émotionnelle, ou que notre environnement était imprévisible ou trop exigeant.. Lorsqu’enfant on ne peut ni comprendre ni maîtriser ce qui arrive, on développe des stratégies internes pour retrouver une illusion de pouvoir sur ce qu’on vit. L’anticipation devient alors une manière de ne pas être surpris ou déstabilisé à nouveau.
Le problème, c’est que peu à peu, notre cerveau s’habitue à ce fonctionnement : prévoir, avoir un plan B, C ou D. Et c’est le mode « survie » qui s’installe profondément dans notre système nerveux. Une fois adulte, même lorsque le danger n’est pas réel, le corps et l’esprit continuent d’agir comme si.
Quand ce mécanisme devient automatique, voire inconscient, il finit par produire l’inverse de ce qu’il recherchait : non plus la sécurité, mais un état de tension permanent. Les scénarios de préparation, censés rassurer, entretiennent en fait les angoisses.
Comme toujours, il ne s’agit pas de tomber dans l’extrême inverse : les personnes qui ne se projettent jamais, qui ne s’inquiètent de rien, même si cela peut sembler enviable pour une personne anxieuse, rencontrent aussi d’autres problèmes. Le manque d’anticipation peut mener à une forme de déni de la réalité. Le problème n’est donc pas l’anticipation en soi, mais la façon dont elle est utilisée.
C’est lorsqu’elle est utilisée exclusivement de manière négative, qu’elle tourne en boucle et imagine tout ce qui pourrait mal tourner, que le problème apparaît. Il faut vraiment être conscient que le cerveau ne fait pas de réelle différence entre une situation vécue et une situation imaginée intensément : les mêmes réactions physiologiques se déclenchent. Le stress devient chronique. L’anxiété s’installe.
Un anxieux cherche à tout prix à se rassurer, mais rassurer une pensée anxieuse, c’est la rendre réelle. L’idée est donc de voir qu’une pensée n’est… qu’une pensée et que la réalité est souvent bien loin des anticipations d’un esprit anxieux.
Apprendre, en premier lieu, à reconnaître ce biais, à identifier ces scénarios-catastrophes qui tournent en boucle, permet de reprendre du recul. On peut alors rééduquer le mental à envisager d’autres issues, plus nuancées, plus justes.Reprendre contact avec le moment présent, questionner ses pensées… ce sont déjà des étapes précieuses. Le plus important est de prendre confiance en notre capacité d’adaptation, plutôt que d’essayer de tout prévoir.
Il existe un autre phénomène qui complique encore davantage notre anxiété : la peur de la peur elle-même. Plus on a vécu des moments d’angoisse intenses, plus on peut commencer à redouter le retour de ces sensations. On guette alors les moindres signes de tension ou d’oppression, et on les interprète comme une alerte. L’anxiété s’auto-alimente.
La kinésiologie peut jouer un rôle dans ce type de fonctionnement. Comme d’habitude avec cette pratique, nous nous appuyons sur le test musculaire et nous dialoguons avec la mémoire du corps. Ici, on cherchera à identifier les stress anciens qui ont pu verrouiller cette mécanique, bien souvent au-delà du mental conscient.
Lors d’une séance, nous pouvons par exemple remonter jusqu’à un événement ancré dans l’enfance, où nous avons intégré que pour être aimé, en sécurité ou à la hauteur, il fallait tout contrôler, tout anticiper. En libérant l’émotion associée à ce souvenir (souvent refoulée ou minimisée), c’est tout notre système qui peut commencer à se détendre. On informe le corps qu’il n’a plus besoin de rester en alerte permanente.
La kinésiologie peut également agir sur la peur elle-même. Elle aide à désactiver les réactions automatiques associées à certains stimuli ou souvenirs, en rééquilibrant le système nerveux, énergétique et émotionnel. Elle peut permettre au corps de retrouver un état de sécurité intérieure.
L’anxiété n’est pas une faiblesse. C’est une réponse intelligente de notre cerveau… mais qui s’est un peu emballée. Et comme toute habitude, elle peut évoluer et être mieux comprise.
Je vous accueille à mon cabinet de la Forest landerneau à 20mn de Brest et à 5mn de Landerneau.


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