Traverser au lieu de fuir

Il y a une dizaine d’années, épuisée et à bout, j’ai rencontré la méditation. À l’époque, c’était une tentative de plus pour essayer de sortir d’une forme de mal-être dans laquelle je me trouvais. Je croyais encore qu’il y avait une issue rapide, un moyen de m’éloigner enfin de ce que je portais depuis trop longtemps.

Je suis arrivée là comme on frappe à une porte sans trop savoir si on veut entrer ou fuir. Je cherchais un apaisement. Mais avec le recul, en réalité, je cherchais encore à fuir les choses douloureuses que je ressentais, mais cette fois, c’était par le silence et la respiration.

Et puis, petit à petit, j’ai mieux compris.
La méditation ne me proposait pas de m’échapper. Elle m’apprenait à rester. À être présente à ce qui me faisait mal. À ne plus tourner le dos.

Fuir, c’est naturel. C’est humain. On évite ce qui pique ou ce qui pèse. On rationalise, on projette, on cherche des solutions. On court dans toutes les directions, sauf vers l’endroit qui souffre.
La méditation m’a appris à faire exactement l’inverse : me tourner vers ce qui souffre, rester avec, sans jugement, sans projet.

C’est contre-intuitif, au départ. On croit qu’en approchant la douleur, elle va nous submerger. Mais c’est souvent l’inverse qui se passe : lorsqu’on accepte d’être pleinement là, avec ce qui fait mal, la souffrance se transforme. Elle nous parle. Elle nous montre ce qu’elle a à dire.
Ce n’est pas pour nous punir qu’on fait ça, mais pour nous révéler quelque chose. Et dans cette présence, j’ai découvert une liberté nouvelle : celle de ne plus avoir besoin de fuir.

C’est cette même logique d’écoute et de présence que j’ai retrouvée dans la kinésiologie.
Loin des approches qui cherchent à “effacer” les émotions ou à “corriger” ce qui dysfonctionne, la kinésiologie propose un dialogue avec le corps. Elle offre un espace pour que ce qui a été retenu ou refoulé puisse enfin s’exprimer.

Grâce au test musculaire, on entre en lien avec des zones d’inconfort que l’on ne sait parfois même pas nommer. On les laisse apparaître. On les reconnaît. Et, petit à petit, on permet au corps de retrouver un équilibre, non pas en forçant, mais en écoutant.

Comme dans la méditation, on ne cherche pas à fuir l’émotion : on l’accueille.
On ne cherche pas à l’analyser : on la laisse se dire. On ne cherche pas à guérir à tout prix : on reste présent, et souvent, c’est cela qui ouvre la voie à la transformation.

Aujourd’hui, je ne cherche plus à fuir ma souffrance. Je la reconnais comme une part vivante de moi, qui mérite d’être entendue.
C’est en acceptant de la traverser que j’ai découvert une forme de paix : pas une paix lisse ou parfaite, mais une paix enracinée, qui a moins peur de ce qui se présente.

Et c’est cette présence-là, patiente et sincère, que je cherche à cultiver, en moi d’abord, mais aussi aux côtés de celles et ceux que j’accompagne.

Je vous accueille à mon cabinet de la Forest landerneau à 20mn de Brest et à 5mn de Landerneau.


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