Pendant les consultations en kinésiologie, beaucoup me partagent que leur seul souhait est : « Je veux juste aller bien. » Comme si « aller bien » était un point fixe, un état à atteindre, une sorte de ligne d’arrivée après laquelle tout deviendrait plus simple. Mais qu’est-ce qu’on veut vraiment dire quand on dit ça ?Ne plus pleurer ? Ne plus douter ? Ne plus ressentir cette fatigue-là, cette peur-là, cette colère ? Est-ce que « aller bien », ce serait être calme, toujours souriant, toujours serein, comme si la vie ne faisait plus de vagues ? Et à force de vouloir aller bien, est-ce qu’on ne finit pas par se couper de tout ce qui fait qu’on est vivant ?
Et si on arrêtait. Juste un instant. Si on s’autorisait à ne pas aller bien. Même si ce n’est pas joli, même si ce n’est pas confortable. Parce que ce n’est pas le mal-être qui fait mal. C’est la résistance. C’est la tension qu’on met à ne pas vouloir le ressentir. C’est cette lutte intérieure qui épuise plus que la tristesse elle-même. C’est ce masque qu’on garde, même seul, pour avoir l’illusion qu’on maîtrise.
Traverser, ce n’est pas s’écrouler. C’est s’ouvrir à ce qui est là, c’est laisser la vague passer au lieu de vouloir l’arrêter. C’est pleurer sans chercher une explication. Ce n’est pas confortable. Ce n’est pas rapide. Mais c’est vivant. C’est vrai.
Et si « ne pas aller bien » devenait l’entrée vers autre chose ? Pas vers un bonheur parfait, mais vers une rencontre plus honnête avec soi-même.
Nos émotions, nos douleurs ne sont pas nos ennemis. Ils ne sont pas des failles à réparer. Ce sont des messagers. Une tension dans le dos peut être une fatigue qu’on n’écoute plus. Une boule au ventre peut parler d’une peur qu’on tente de raisonner au lieu d’accueillir. Un nœud dans la gorge, c’est parfois une parole qu’on retient depuis trop longtemps. Rien n’est là par hasard.
En kinésiologie, on ne cherche pas à effacer le symptôme. On cherche à l’écouter. À comprendre ce que le corps essaie de nous dire, à sa manière. Grâce au test musculaire, le corps nous guide. Il nous aide à mettre des mots là où il y avait juste un malaise diffus, une douleur, une émotion floue, une fatigue chronique, un mal de tête récurrent.
Et souvent, il nous parle d’émotions que l’on n’a pas su exprimer, de situations passées encore actives à l’intérieur ou de besoins que l’on a mis de côté, pour tenir, pour avancer, pour faire « comme si ».
Chaque état émotionnel est une information. Une lumière qui s’allume. Pas pour dire « quelque chose ne va pas chez toi », mais pour dire « regarde ici, il y a quelque chose à entendre ».
La kinésiologie ne promet pas un état permanent de bien-être. Elle propose un espace pour ralentir, écouter et comprendre. Un accompagnement pour traverser ce qui est là, retrouver peu à peu son propre axe, et renouer avec soi.
Et si, finalement, « aller bien » ce n’était pas être sans émotion, mais juste apprendre à vivre avec elles ? Les reconnaître, les accueillir, les laisser nous traverser, sans nous définir.
Et si c’était cela, le vrai apaisement ? Non pas une perfection figée. Mais une danse intérieure, vivante et sincère.
Et lorsqu’on ne cherche plus à aller mieux, mais qu’on écoute, alors le corps n’a plus à crier, et c’est là que, comme par magie, certains symptômes peuvent disparaître parfois
Je vous accueille à mon cabinet de la Forest landerneau à 20mn de Brest et à 5mn de Landerneau.


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