Peur d’être blessé, difficulté à faire confiance et mécanismes de protection émotionnelle : quand nous tenons les autres à distance pour nous protéger – regard d’une Kinésiologue à La Forest-Landerneau, près de Brest et Landerneau

Quand le lien fait envie… mais que s’approcher fait peur.

J’ai passé toute une première partie de vie en couple. À m’adapter, à faire de la place. Je composais, souvent sans en avoir conscience, un personnage qui serait “aimable”. Puis il y a eu des ruptures, des « avant » et des « après ». Et dix ans de célibat. Dix années précieuses, et surtout nécessaires. Ça n’a pas toujours été faciles, c’est certain, mais essentiel. Je m’étais perdue à force de me modeler pour exister dans le regard de l’autre.Parce que je ne savais plus très bien où je finissais, et où l’autre commençait.
Ce célibat, je ne l’ai pas choisi d’emblée. Il s’est imposé comme une pause. Puis il est devenu un refuge, et avec le temps, un territoire. Un espace précieux rien qu’à moi. J’y ai appris à écouter mon propre rythme et à faire passer mes besoins en premier sans culpabilité. J’y ai aussi rencontré mes solitudes et de nombreuses peurs. Et aussi une forme de paix et de liberté. Mais voilà… Pour beaucoup de personnes que j’ai rencontré, ce temps pourtant nécessaire peut inconsciemment se transformer en cage pour celles qui aimeraient retrouver une vie à deux.
Mettre de la distance est devenu une habitude. Trouver mille bonnes raisons de ne pas y retourner. Non pas par manque d’envie, mais par besoin de se protéger.Elles aimeraient avancer, mais on sent qu’à chaque pas vers l’autre, une blessure ancienne se réveille.
C’est ce qu’on appelle le syndrome du hérisson : ce paradoxe douloureux où l’on aspire au lien, mais où, dès que l’autre s’approche, on se referme par peur d’être blessé… et l’on finit, malgré soi, par blesser ou être blessé à cause des piquants qui forment notre carapace.
Ce phénomène est courant chez celles et ceux qui ont connu la fusion… puis la perte de soi. Chez celles qui ont tout porté. Qui se sont sur-adaptées. Qui ont perçu l’amour comme étant conditionnel. Et il est d’autant plus fort dans une société qui apprend aux femmes à être désirables et disponibles, mais pas forcément à poser leurs limites, à dire non, à s’aimer en dehors du regard des autres.
Le célibat, pour beaucoup de femmes, n’est pas un désert affectif. C’est une reconquête. Mais il reste mal compris et souvent mal perçu. On vous fait croire qu’être seule est forcément un problème à résoudre.Qu’être en couple, c’est « revenir dans le monde des vivants », comme si l’on avait été absente jusque-là.
Mais on ne revient pas d’un long célibat comme on revient de vacances. Il y a aussi beaucoup à perdre.
Pour moi aujourd’hui l’enjeu est de discerner : Est-ce que le corps s’est mis en protection, a désappris à faire confiance, et risque de passer à côté d’une belle histoire par peur ? Ou bien est-ce que le choix du célibat est encore ce qu’il y a de plus juste, ici et maintenant ?
Et c’est là que la kinésiologie peut offrir un soutien profond et ajusté. Pas pour « vous débloquer » mais juste pour faire redescendre le niveau d’alerte intérieure. Pour venir rassurer, en profondeur, les parties de vous qui ont appris que l’amour coûtait trop cher. Celles qui se méfient de la dépendance. Celles qui veulent bien du lien… mais sans s’oublier, cette fois. Et souvent, quelque chose s’apaise. Ce n’est pas spectaculaire. Ce n’est pas magique. Mais c’est vivant. Et c’est juste.
Parce que la vraie question, ce n’est pas : »Pourquoi suis-je encore seule ?”Mais bien : »Est-ce que je peux rester moi, dans la relation ?” Et ça… oui, c’est un vrai commencement.

Vous habitez Brest, Landerneau ou les environs ? Je vous accueille à La Forest-Landerneau pour des séances de kinésiologie centrées sur vos besoins et votre vécu.


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