Quand la rentrée réveille nos fragilités

Chaque rentrée, je l’ai toujours ressentie comme un tremblement. On fait semblant que c’est une formalité, que c’est « la reprise », mais à l’intérieur, quelque chose bascule. On change de rythme et donc de repères. Et qu’on soit enfant, ado, parent ou même adulte sans enfant scolarisé, ce calendrier scolaire est gravé en nous. Septembre ne ressemble jamais aux autres mois.

Quand j’étais prof, je voyais mes élèves arriver avec leurs cartables trop lourds, mais surtout avec ce poids invisible qui se lit dans un regard ou un silence. Je revois les 6èmes, perdus dans des couloirs trop grands pour eux : ceux qui s’agitent trop, ceux qui s’effacent, ceux qui font mine de s’en moquer et de jouer les malins. Et moi, qui faisais de mon mieux pour rassurer et cadrer.

Pourtant, souvent, je rentrais le soir avec ce sentiment amer : celui de ne pas avoir les moyens d’atteindre ce qui se passait réellement en eux. C’est même ce type de moments qui m’ont finalement menée à chercher d’autres chemins, d’autres outils, et qui ont nourri mon envie de reconversion.

Ce que je mesure aussi, c’est à quel point les adultes, eux aussi, traversent leur rentrée. Parce que ce rythme, nous l’avons gravé dans le corps depuis l’enfance. Septembre, c’est comme une nouvelle année déguisée. Et il y a dans ce moment-là pour certains une double exigence : accueillir les bouleversements de nos enfants tout en affrontant les nôtres.
J’ai souvent vu des parents inquiets, parfois presque plus anxieux que leur enfant. Derrière leurs questions (« Est-ce qu’il va se faire des amis ? Est-ce qu’il va réussir à suivre ? »), il y avait leurs propres souvenirs d’école et leurs propres angoisses qui ressurgissaient.

Il y a aussi ces élans intérieurs que la rentrée réveille en chacun de nous : l’envie de faire différemment, peut-être d’impulser un renouveau. Avec, toujours, un mélange d’espoir et d’inconfort. Parce que changer, c’est excitant, mais c’est inconfortable aussi. On laisse derrière soi quelque chose de connu, même imparfait, pour entrer dans l’inconnu.

Je crois que cet inconfort latent du changement, on peut aussi le regarder autrement. Ce n’est pas une anomalie à effacer, cela est même inhérent à tout être humain. Mais c’est aussi le signe que quelque chose bouge, qu’une étape se franchit. Et peut-être que notre rôle, n’est pas de vouloir protéger à tout prix nos enfants ou nous-mêmes, de cet inconfort, mais simplement de rester présents. De reconnaître que c’est difficile. De montrer qu’on peut traverser malgré tout.

La kinésiologie peut aider à traverser ces périodes, comme un lieu où l’on peut déposer ce qui tremble, retrouver un peu d’ancrage et donner de la place à ce qui, sinon, reste coincé.
J’ai choisi cette pratique parce que je voulais accompagner autrement ces passages, qu’ils soient scolaires, personnels ou professionnels. Parce que derrière chaque changement, il y a un appel : celui d’accepter nos fragilités, d’avancer dans l’incertitude et donc de lâcher le contrôle, et de se rappeler qu’un inconfort peut être le signe que l’on est en train de grandir.

Mon cabinet de kinésiologie est situé à La Forest-Landerneau, entre Brest et Landerneau. J’y accompagne les personnes souhaitant mieux comprendre certains blocages ou schémas répétitifs.


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