Résistance au changement, peur de l’incertitude et besoin de contrôle : comprendre ce qui se joue en nous

Le cycle de vie et de mort

Autour de moi, plusieurs adolescents sont entrés en seconde cette semaine, mon fils en fait partie. C’est un passage qui peut sembler banal, presque attendu. Mais je les vois, chacun à sa manière, traverser un bouleversement : la fin d’un monde familier et le début d’un autre encore incertain. Ils laissent derrière eux une enfance qu’ils ne retrouveront plus tout à fait, il y a ici une forme de deuil.


Les changements, nous les redoutons souvent, parce qu’ils nous confrontent à une vérité qu’on aimerait oublier : chaque étape de vie contient sa propre mort. Je ne parle pas ici de mort biologique, mais de celle des repères et des rôles qui ne nous appartiennent plus. Et dans ce vide qu’ils laissent, quelque chose d’autre cherche à naître, mais on n’arrive pas à s’y intéresser la plupart du temps, et on bloque.

Dans les traditions asiatiques, ce cycle est reconnu et même honoré. Le yin et le yang, ce mouvement perpétuel d’opposés complémentaires qui se nourrissent l’un l’autre, rappellent que rien ne reste figé. Dans le noir, la graine du blanc. Dans le plein, la promesse du vide. Cette dynamique est une respiration, et nous faisons partie de cette respiration.


En Occident, culturellement, nous avons tendance à penser la vie comme une ligne continue : on avance et on progresse, et tout ce qui s’écroule est vécu comme un échec, plutôt qu’un simple cycle, on le vois comme une faille sur une ligne que l’on voudrait ascendante. Alors, chaque perte nous semble injuste, chaque transformation nous prend par surprise, comme si le monde n’avait pas le droit de bouger sans notre accord.

Le bouddhisme rappelle une évidence pourtant sous nos yeux : l’impermanence. Rien ne dure, ni la joie ni la douleur, ni la saison lumineuse ni la nuit qui paraît interminable. Et pourtant, combien d’entre nous s’étonnent à chaque fois ? Comme si nous voulions figer l’instant, retenir ce qui file. Peut-être que notre mal-être vient en partie de cette résistance, de ce refus de nous accorder au flux mouvant de l’existence.


Je me rends compte, en accompagnant et en observant, que lâcher-prise ne signifie pas renoncer à quelque chose. C’est  juste consentir à ce qui est en train de se transformer et laisser le cycle naturel faire son oeuvre sans lutter ,même si cela fait mal.

Parfois, un soutien extérieur aide à traverser ce passage : un espace où l’on peut déposer ce qui se défait. La kinésiologie peut offrir cela.

Je vous accueille à mon cabinet de la Forest landerneau à 20mn de Brest et à 5mn de Landerneau.


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