Quand le corps aide à réconcilier la tête et le cœur
Petite, on ne parlait pas de la dyslexie comme aujourd’hui. À l’école, on me disait que j’étais « fénéante», que je devais « faire des efforts ». Lire ou écrire me demandait une énergie colossale. Le plus douloureux, pourtant, ce n’était pas l’effort fourni, mais c’était cette sensation de ne pas être « comme les autres ». D’être peut-être… moins intelligente.
Je n’étais pas bête. Mais j’avais cette différence que personne ne m’avait nommer et qui a finit par me collé une étiquette invisible. J’ai eu des années d’échec scolaire. Et c’est précisément ça, paradoxalement, qui m’a poussée à devenir prof, puis kinésiologue. Parce que je voulais changer les choses. D’abord en classe pendant des années, puis aujourd’hui dans l’accompagnement.
Aujourd’hui encore, je vois des enfants qui vivent la dyslexie dans la honte . Non pas parce qu’ils ne sont pas suivis, mais parce qu’on oublie parfois une chose essentielle, l’impact émotionnel de ce trouble sur leur confiance en eux et sur l’apprentissage en générale.
Les recherches récentes montrent que la dyslexie n’est pas seulement un trouble de la lecture ou de l’écriture. Elle touche aussi la sphère émotionnelle. Plusieurs études soulignent un lien entre dyslexie et troubles anxieux, baisse de l’estime de soi, voire dépression chez certains adolescents.
Ce ne sont pas seulement les difficultés techniques qui posent problème. C’est le regard sur soi, le stress associé à l’apprentissage, la peur de l’échec, et le sentiment de ne pas être à la hauteur.
C’est ici que la kinésiologie a du sens. Non pas pour « soigner » la dyslexie ou la reeduquer, ce n’est pas sa mission, mais pour aider l’enfant à mieux la vivre.
La kinésiologie permet d’aller explorer, par le biais du test musculaire, ce qui se joue au niveau émotionnel dans les situations d’apprentissage. Elle permet souvent d’identifier des stress liés à des expériences scolaires précoces, des moqueries, des comparaisons, des humiliations subies en classe, ou des tensions familiales autour du travail scolaire.
Elle donne un espace de décompression où l’enfant peut se reconnecter à ses ressources. On travaille sur :
- La libération de la charge émotionnelle autour de l’apprentissage
- Le sentiment de sécurité intérieure
- Le renforcement de la confiance en soi
En complément d’un accompagnement orthophonique ou psychopédagogique, cela peut aider l’enfant à sortir d’une forme d’hypervigilance, et à oser réessayer, malgré les échecs. À se reconstruire une estime de soi, et ne plus réduire son identité à ses difficultés.
Evidement la kinésiologie ne remplace pas un suivi orthophonique. Mais elle peut offrir une écoute sensible à ce que vit l’enfant de l’intérieur.
En tant qu’ancienne élève dyslexique, ancienne prof, et aujourd’hui kinésiologue, je crois profondément qu’on ne peut pas soigner une difficulté d’apprentissage sans écouter l’émotion qui l’entoure. Aider un enfant à mieux se connaître, à se sentir capable, à se vivre autrement que comme « en échec », c’est déjà lui permettre d’apprendre dans d’autres conditions.
Et parfois, c’est ce petit changement-là , celui du regard sur soi, qui fait toute la différence.
Je vous accueille à mon cabinet de la Forest landerneau à 20mn de Brest et à 5mn de Landerneau.


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